Documentaire à regarder ce soir (ou en rediffusion) sur France 5 : Le vrai visage des Gaulois.

carte gaulois

Un documentaire de Philippe Tourancheau qui va pouvoir enfin tordre le cou à la fausse image des Gaulois véhiculée par les Romains d’abord et reprise ensuite au 19e siècle par les historiens et les politiques. Les archéologues ont énormément travaillé sur le sujet depuis 20 ans, je me souviens d’un colloque passionnant au Louvre (Quand la Gaule devient romaine) auquel j’ai pu participer en 2007 et qui préfigurait ce que nous allons voir ce soir. gaulois2

Ce soir à 20h55 : (texte provenant de la page télé du Figaro pour vous mettre en appétit)

L’étude des sols de nos campagnes a permis de renouveler nos connaissances sur la civilisation gauloise. Grâce au documentaire de Philippe Tourancheau, un portrait en cinq leçons de notre ancêtre gaulois, bien différent du barbare vivant au fond des bois…
De grandes fermes
L’archéologie aérienne permet de découvrir en Saône-et-Loire de grandes fermes quadrangulaires de plus de 4 hectares. «L’image du Gaulois vivant dans une forêt fermée est à oublier», lance Isabelle Jouffroy-Bapicot, palynologue (spécialiste des pollens). La carpologie (étude des grains) montre que notre Gaulois cultivait céréales et légumineuses, et qu’il élevait chèvres, bœufs ou porcs. «On ne trouve aucun animal sauvage dans son alimentation», souligne l’archéologue Matthieu Poux.
Architecture urbaine
L’oppidum de Bibracte, au sommet du mont Beuvray confirme une architecture défensive complexe, expliquée dans La Guerre des Gaules, de César. La cité gauloise est dense et monumentale. «Cela confirme une pensée collective, planifiée sur plusieurs années pour une œuvre publique», s’enthousiasme Vincent Guichard, directeur du site.
Une industrie prospère
Les fouilles de Marsal, en Moselle, ont mis au jour l’extraordinaire four à sel du peuple des Médiomatriques, qui produisaient des pains de sel à l’échelle industrielle. «4 millions de mètres cubes de débris de moules en attestent», explique Laurent Olivier, conservateur au musée d’Archéologie de Saint-Germain-en-Laye.
Artisanat remarquable
Le joug et la roue n’avaient pas de secret pour notre ancêtre, qui excellait dans la charronnerie et la boissellerie, et maîtrisait l’orfèvrerie. Un ornement de tête de cheval avec 200 arcs de cercle prouve la maîtrise de la symétrie mathématique. À Tintignac, en Corrèze, l’équipe de Christophe Maniquet, archéologue de l’INRAP, a mis au jour dix casques surmontés d’anneaux ou d’élégantes formes d’oiseaux. Les pièces de monnaie, elles, montrent une maîtrise de l’art abstrait et un imaginaire fait de métamorphoses mystérieuses.
Religion et sacrifice
Laurent Olivier s’exclame: «On n’imaginait pas que les Gaulois avaient de vrais lieux de culte et pratiquaient d’étonnants sacrifices d’armes prises aux vaincus. Les Gaulois possédaient une religion guerrière». Le sanctuaire de Gournay-sur-Aronde (Oise) en atteste.
Les Gaulois écrivaient parfois
En Gaule, tout ce qui est important se traduit par l’oralité et la mémorisation. «Le druide, plus proche du savant philosophe grec que du cueilleur de gui, avait l’idée d’un monde régi par les nombres», explique l’archéologue Laurent Olivier. L’écriture était réservée à la vie pratique, comme des listes de noms écrites sur des tablettes de bois recouvertes de cire, en alphabet grec.

 

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